Zones urbaines sensibles
Les ZUS sont des territoires infra-urbains définis par les pouvoirs publics afin de devenir la cible prioritaire de la politique de la ville. Elles se caractérisent par des limites très précises à l’échelle du quartier, voire de la rue. Elles comprennent les ZRU et les ZFU.
ID_CODE
FC-000002
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THEMATIQUES
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FILIATIONS
Les ZUS deviennent des Quartiers prioritaires de la politique de la ville (QPV) en 2015.
MOMENTS_CLES
La loi du pacte de relance pour la ville distingue trois niveaux d'intervention : la zone urbaine sensible (ZUS) ; la zone de redynamisation urbaine (ZRU) ; la zone franche urbaine (ZFU). La politique de la ville se définit par une géographie prioritaire qui deviendra sa référence territoriale d'intervention : les ZUS.
Annonce du Plan de relance pour la ville (PRV)
Dans le cadre du projet de loi de finances pour (volet ville), les ZUS deviennent un outil central pour cibler les crédits publics : l’État y concentre les moyens destinés à l’emploi, à l’éducation, au logement et à l’aménagement urbain. Ce budget renforce ainsi les dispositifs spécifiques en ZUS afin de réduire les inégalités territoriales et soutenir le développement des quartiers prioritaires.
Création des grands projets de ville (GPV) et des opérations de renouvellement urbain (ORU).
La loi du 13 décembre 2000 relative à la solidarité et au renouvellement urbain (dite loi SRU) impose aux communes de plus de 3 500 habitants de disposer d’un minimum de 20 % de logements sociaux sur leur territoire.
L’article 6 de la loi Borloo vise à restructurer, dans un objectif de mixité sociale et de développement durable, les quartiers classés en zone urbaine sensible avant la publication de la loi n° 2014-173 du 21 février 2014 de programmation pour la ville et la cohésion urbaine. Il comprend des opérations d'aménagement urbain, la réhabilitation, la démolition et la production de logements.
Le chômage en ZUS atteignait environ 22 %, soit plus du double de celui des autres quartiers. Il touchait particulièrement les jeunes, surtout les hommes, dont près de 45 % étaient sans emploi.
Les QPV remplacent les ZUS.
REPUBLIQUE
PERSONNALITES_VIE_POLITIQUE
MINISTERE_VILLE
OPERATEURS_AGENCES_ETAT
NOTE_HISTORIQUE
Les ZUS, nées en 1996 dans le cadre du Pacte de relance pour la ville (PRV), renforcent les actions de la politique de la ville. Elles avaient diverses ambitions : lutter contre le chômage et les inégalités dans les quartiers sensibles, combattre l’insécurité et créer des conditions propices à l’épanouissement des populations de ces territoires complexes. Les ZUS, supprimées en 2014 et remplacées par les Quartiers prioritaires de la politique de la ville (QPV), ont été définies par l’article 2 de la loi PRV du 14 novembre 1996. Cette définition reprend celle proposée par la loi d’orientation pour l’aménagement du territoire du 4 février 1995 : « Les zones urbaines sensibles sont caractérisées par la présence de grands ensembles ou de quartiers d’habitat dégradés et par un déséquilibre accentué entre l’habitat et l’emploi». Ces propos des acteurs institutionnels chargés de définir des politiques publiques pour répondre aux maux de ces territoires inscrits dans la politique de la ville mettent en lumière les défis qui pèsent sur les ZUS.
Il est crucial également d’explorer les enjeux de ces zones sensibles sur le plan du logement social qui permet aussi de comprendre les conditions de vie des habitants de ces lieux de précarité. Très souvent, sur le plan physique, ces zones sont également caractérisées par une part importante de logement social : “près de deux logements sur trois sont des HLM pour un peu plus d’un cinquième dans l’ensemble de leurs agglomérations”, constate Jean-Louis Pan Ké Shon dans son article “Portrait statistique des zones urbaines sensibles : population, mobilité, habitat, chômage, scolarité…, Informations sociales” (2007/5 n° 141, pp. 24 à 32). “[...] 80 % du parc de logements sociaux en ZUS ont été construits entre 1949 et 1974, contre 50 % en dehors. Malgré la fréquence des entretiens, les locataires se plaignent souvent de leur immeuble, en particulier en ce qui concerne les pannes d’ascenseur, les parties communes et les façades. Les grands appartements de plus de quatre pièces ne sont pas plus nombreux en ZUS que dans le reste de l’agglomération; [...] les logements de taille moyenne y sont plus présents. La part des propriétaires occupants représente 20 % de l’ensemble des logements, contre 45 % dans le reste de l’agglomération”, indique-t-il.
Le territoire national compte 751 ZUS abritant 4 361 000 habitants en 2006 (Insee.Première.15/12/2010), dont 204 600 dans les Départements d’outre-mer (DOM). La population des 717 ZUS métropolitaines a diminué de 2,3 % depuis 1999, soit − 0,3 % en moyenne annuelle. En Île-de-France, Languedoc-Roussillon, Aquitaine, Provence - Alpes - Côte d’Azur (Paca) et Corse, la part de la population des ZUS s’accroît en raison de l’augmentation de la population. Avec de forts enjeux socio-économiques et urbains, ces territoires sont de tailles très diverses : une quarantaine compte moins de 1 000 habitants, selon l’Insee, et les deux plus grandes, « Centre Nord » à Marseille et « Roubaix Nord », comptent chacune autour de 50 000 habitants. Toujours selon l’Insee, l’Île-de-France concentre 11 des 21 ZUS de plus de 20 000 habitants de France métropolitaine. Dans les DOM, la plus grande ZUS se trouve à Saint-Denis, à la Réunion, où près de 40 000 habitants résident.
CREDITS_FICHE
Fiche SCOPA "Zones urbaines sensibles", Comité d'histoire de la politique de la ville, 2026
CREDITS_NOTE_HISTORIQUE
Pape Souane
CITER_CETTE_FICHE
Comité d'histoire de la politique de la ville (ed.), "Zones urbaines sensibles", 2026
FICHE_SCOPA_ASSOCIEE
BIBLIOGRAPHIE
Hervé Vieillard-Baron, Quartiers « sensibles » et politique de la ville : bilan d'une recherche, L'Espace géographique,2000, 29-3, pp. 237-254 - https://www.persee.fr/doc/spgeo_0046-2497_2000_num_29_3_2010
Jérôme David, Politique de la ville : chronologie, Revue française des affaires sociales 2001/3, pp. 15 à 22 - https://shs.cairn.info/revue-francaise-des-affaires-sociales-2001-3-page-15?lang=fr
Jean-Louis Pan Ké Shon, Portrait statistique des zones urbaines sensibles : population, mobilité, habitat, chômage, scolarité…, Informations sociales 2007/5 n° 141, pp. 24 à 32 - https://shs.cairn.info/revue-informations-sociales-2007-5-page-24?lang=fr
Didier Desponds et Pierre Bergel, « Identifier les « quartiers sensibles » dans les villes françaises : une quête sans cesse recommencée », Itinéraires [En ligne], 2016-3 | 2017 - https://journals.openedition.org/itineraires/3521#tocto2n8
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NOM_DOCUMENTATION_EN_LIGNE
CORPUS_ADMINISTRATIF_ET_JURIDIQUE